Jardin des plantes de Rouen, Jardin botanique à Rouen, France
Le jardin des plantes de Rouen est un jardin botanique de 8,5 hectares sur la rive gauche de la Seine, réunissant 5 600 espèces végétales. Une grande perspective relie la serre centrale (1839-1842) à la place des Martyrs-de-la-Résistance, bordée d'une mosaïculture en papillon et d'un Parrotia persica et d'un Ginkgo biloba plantés dans les années 1840. On y trouve aussi une roseraie de 670 m², des serres tropicales reconstruites en 2020, un pavillon de la fin du XVIIe siècle et une orangerie de 1895-1896.
En 1691, Louis de Carel, président de la Cour des aides, achète un terrain de la forêt du Rouvray, l'entoure de murs et y fait construire le pavillon double. Le banquier écossais John Law le rachète en 1719 ; à partir de 1741, il s'ouvre au public sous le nom de jardin de Madame Planterose. La ville de Rouen achète le domaine de Trianon en 1832 pour y transférer son jardin botanique, ouvert sous le nom de Jardin des Plantes en 1840.
La grande perspective s'étend de la Grande Serre à la place des Martyrs-de-la-Résistance ; d'un côté se trouve une mosaïculture en forme de papillon, ainsi qu'un Parrotia persica et un Ginkgo biloba plantés dans les années 1840. Le monogramme « P.M. » de la grille principale rappelle Marie Planterose, propriétaire jusqu'à la Révolution. Un buste en pierre de l'écrivain Eugène Noël, dû à Alphonse Guilloux (1905), et une pierre runique offerte par la Norvège en 1911 pour le millénaire normand figurent parmi les œuvres du jardin.
Le jardin se trouve sur la rive gauche de la Seine, accessible depuis la place et l'avenue des Martyrs-de-la-Résistance, la rue Dufay et la rue de Trianon ; l'adresse est 7, rue de Trianon. Huit des huit hectares et demi sont ouverts au public, la grande perspective allant de la serre centrale à la place des Martyrs-de-la-Résistance. En haute saison, une cabane près des jeux pour enfants et du kiosque Art déco propose des snacks.
Deux plaques commémoratives sur l'orangerie rappellent les aéronautes : l'ascension en solo en ballon de Sophie Blanchard en 1806 et la descente en parachute d'Élisa Garnerin depuis un ballon en 1817. Jean-Pierre Blanchard y avait réalisé sa 54e ascension en 1803.
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