Tamshing Lhakhang, Monastère bouddhiste tibétain dans le district de Bumthang, Bhoutan
Tamshing Lhakhang est un petit temple d'un étage du bouddhisme tantrique, entouré de bâtiments monastiques et de maisons villageoises, dans la région de Bumthang. Il fut commencé en 1501 et achevé en 1505 ; son architecture est un bâtiment en pierre avec un chemin de circumambulation autour des sanctuaires. Le toit endommagé laisse les peintures murales se détacher de l'enduit. Du site, on voit le monastère de Kurje de l'autre côté de la rivière, que l'on traverse par une passerelle piétonne voisine.
Pema Lingpa fonda le monastère en 1501 et y mourut en 1521, à soixante-douze ans ; ses descendants en prirent alors soin. Le temple fut restauré à la fin du XIXe siècle, puis des sanitaires furent construits et certaines salles rénovées dans les années 1990. En 1959, un petit convent de la tradition Pema Lingpa vint du monastère mère de Lhalung au Lhodrak, au Tibet, et s'installa ici ; en 1960, trois moines de Lhalung, conduits par Thinley Kuenchap, rétablirent le corps monastique de Lhalung à Tamshing.
Tamshing est le berceau des danses sacrées exécutées lors des tsechus dans tout le Bhoutan : Pema Lingpa les a révélées et les a léguées aux moines du monastère. Le festival Phala Choedpa, qui dure trois jours au huitième mois du calendrier bhoutanais, est l'occasion de les représenter ici. On dit que Tamshing est le seul à exécuter ces danses correctement.
Le temple se trouve dans la région de Bumthang, au centre du Bhoutan ; on y accède depuis la passerelle piétonne voisine qui traverse la rivière face au monastère de Kurje. Le temple est quotidiennement fréquenté par les villageois pour le culte et des rituels personnels y ont lieu. Les peintures murales du rez-de-chaussée, parmi les plus anciennes conservées du pays, sont fragilisées par la fumée des lampes au beurre allumées devant elles.
Dans l'antichambre du sanctuaire du rez-de-chaussée est exposée une lourde cotte de mailles, que Pema Lingpa aurait forgée lui-même, car il maîtrisait la ferronnerie. La tradition veut que celui qui revêt cette armure et fait trois fois le tour du sanctuaire voit une partie de ses péchés effacée.
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