Église San Rocco, Église baroque à Turin, Italie
San Rocco est une église baroque de la via San Francesco d'Assisi, à Turin, bâtie sur un plan octogonal ; sa coupole et son tambour sont restés inachevés. La façade, à l'étroit entre les maisons voisines, a été reconstruite en 1890 sur un projet de l'ingénieur Carlo Velasco, avec deux ordres de pilastres et, dans les niches de part et d'autre de l'entrée, les statues de San Rocco et de Sant'Espedito ajoutées en 1924. À l'intérieur, vingt colonnes accouplées portent l'entablement, le tambour et le lanternon, et huit fenêtres s'ouvrent dans la coupole octogonale peinte à fresque.
En 1598, 35 confrères quittèrent la Confraternita di Santa Croce et fondèrent, par décret de l'archevêque Carlo Broglia du 7 septembre, la confrérie San Rocco Morte ed Orazione, chargée de donner une sépulture aux corps abandonnés. Après la démolition de l'église et de la chapelle, un premier bâtiment fut achevé en 1617 sur un projet de Carlo di Castellamonte. La construction de l'église actuelle débuta en 1667 sur un dessin de Francesco Lanfranchi, aidé de son fils Carlo Emanuele.
La confrérie tient son nom de saint Roch, invoqué contre la peste, et de sa vocation d'origine : donner une sépulture aux corps abandonnés. En 1620, des confrères se rendirent à Arles pour obtenir une relique du saint, déposée plus tard dans une urne de cristal offerte par Marie-Christine de Savoie sous la table de l'autel. Dans la chapelle souterraine, des inscriptions murales rappellent les familles bourgeoises et marchandes qui y furent inhumées.
La façade est serrée entre les maisons voisines de la Via San Francesco d'Assisi : repérez les deux niches abritant les statues de San Rocco et de Sant'Espedito, ajoutées en 1924. La coupole et le tambour sont restés inachevés. L'intérieur est dominé par une coupole octogonale percée de huit vitraux, portée par vingt colonnes accouplées.
En 1620, la confrérie obtint d'Arles une relique de saint Roch, déposée dans une urne de cristal offerte par Madame Royale Marie-Christine sous la table de l'autel. Les confrères enterraient aussi les corps abandonnés : dans la chapelle souterraine reposent une couturière parisienne suicidée, repêchée dans le Pô, et des familles bourgeoises dont les inscriptions funéraires subsistent sur les murs.
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