Villa Fontallerta, Villa de la Renaissance à Florence, Italie.
La villa Fontallerta est une villa compacte de deux étages sur les pentes de la colline de Camerata à Florence, avec un niveau de sous-sol et une longue aile de écuries ajoutée au XIXe siècle le long de son côté nord-est. Sa façade sud est issue d'une loggia du XVIe siècle à double arcade en plein cintre sous voûtes croisées, intégrée plus tard dans une façade tardo-baroque donnant sur un jardin à l'italienne. À l'intérieur, une salle de bal à double hauteur avec des stucs et une galerie périphérique occupe l'emplacement de l'ancienne cour.
Au XIVe siècle, le riche marchand florentin Filippo di Niccolò Cornacchini possédait un « palagio » sur ce site de colline. Dès 1427, le palais est cité comme « di Fontallerta » dans la déclaration fiscale florentine d'Agnolo di Zanobi Gaddi ; les Gaddi le conservèrent environ trois siècles, commandant agrandissements et fresques à des peintres de leur famille, comme Taddeo ou Agnolo. À la fin du XVIe siècle, une loggia attribuée à Ammannati fut ajoutée au sud-est ; au XVIIIe siècle, le marquis Sinibaldo transforma la cour en salle de bal et éleva la nouvelle façade contre elle. En 1850, la villa passa au comte Pasolini, qui aménagea l'entrée arborée du viale Augusto Righi et le parc romantique ; elle reste aux héritiers Pasolini.
Dans le Décaméron (IX, 5), Boccace situe la nouvelle de Calandrino, Buffalmacco et de la belle Niccolosa dans la cour de la villa, aujourd'hui disparue. Des traces du puits de cette cour subsistent dans les sous-sols, et une fresque du Christ du XIVe siècle est encore visible. Le nom Fontallerta est attesté dès 1427, dans la déclaration fiscale florentine d'Agnolo di Zanobi Gaddi.
La villa Fontallerta appartient aux héritiers de la famille Pasolini et n'est pas ouverte au public : on ne peut visiter ni les intérieurs ni le parc. On accède au secteur par le viale Augusto Righi, sur les pentes de la colline de Camerata, d'où l'on aperçoit la villa depuis la rue ; la vue sur Florence s'ouvre depuis cette route de colline.
Boccace situa la cinquième nouvelle du neuvième jour du Décaméron dans la cour de la villa, où figurent Calandrino, Buffalmacco et la belle Niccolosa. La cour a disparu, mais des traces de son puits subsistent dans les sous-sols, et une fresque du Christ du XIVe siècle est encore visible.
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