Église Saint-Maur de Martel, Église gothique à Martel, France.
L'église Saint-Maur est une église gothique en blocs de pierre grise claire, reconstruite à partir du XIVe siècle. Sa façade à pignon, à gauche, porte une baie en arc brisé garnie de remplage, flanquée d'une tourelle carrée à toit en pyramide basse ; plus à droite, le toit plus bas du bas-côté descend vers une tour octogonale plus haute à toit sombre. Murs bruts, contreforts et petites fenêtres la complètent.
L'église est mentionnée pour la première fois au début du XIIIe siècle, lorsqu'une charte est accordée en 1219 in ecclesia sancti Maurri. Des vestiges romans subsistent, dont un tympan du milieu du XIIe siècle montrant la Seconde Parousie, avec le Christ, deux anges et des ressuscités soulevant la dalle de leur tombeau. La reconstruction gothique est convenue en 1311, avec 4 000 sous tournois promis sur six ans, et les travaux commencent probablement après mai 1314. En 1480 l'église est dite ruinée et réduite en semblance d'une grange ; des réparations sont notées en 1493-1494 et les frais dépassent 12 000 livres en 1507.
Le nom de Saint-Maur laisse supposer une origine bénédictine, la cure de Martel étant à la nomination de l'abbaye Sainte-Marie de Souillac. La ville s'est créée au croisement de la route de Louchapt au bac de Gluges et de celle de Souillac à Vayrac, et une route du sel passait à côté, avec un marché du sel. Le tympan roman du portail occidental figure la Seconde Parousie du Christ, sculpté vers le milieu du XIIe siècle.
L'église se trouve au centre de Martel, sur le passage traversant la ville ; le portail occidental et son tympan sculpté donnent sur la rue et sont le premier élément à regarder. La nef et le bras sud du transept, où subsistent les modillons romans, se parcourent à pied. Se renseigner sur place pour les horaires, l'accès dépendant de la paroisse.
Le tympan roman du portail occidental montre le Christ les bras ouverts et les paumes portant les plaies, entouré de deux anges sonnant de la trompette tandis que des ressuscités soulèvent la dalle de leur tombeau. Il figure la Seconde Parousie, sans séparation des âmes, ni Enfer ni Paradis. Marie-Pasquine Subes-Picot le date des environs de 1140-1150, contemporain du portail de la cathédrale de Cahors.
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