Lotissement de Lège, Ensemble résidentiel protégé à Lège-Cap-Ferret, France.
Le complexe résidentiel de Lège-Cap-Ferret comprend des maisons modernistes conçues par Le Corbusier le long de l'Avenue du Médoc, combinant des formes géométriques avec des espaces intérieurs bien organisés. Les bâtiments possèdent des toits plats, de grandes fenêtres et des plans ouverts caractéristiques de son approche résidentielle.
Henry Frugès commande en 1923 cette cité ouvrière pour les employés de sa scierie de Lège ; Le Corbusier et Pierre Jeanneret lancent les travaux en octobre 1924, achevés seulement en 1925-1926. Après la faillite des raffineries Frugès en 1929, la famille Darbo rachète l'ensemble, dont les toits terrasses lui valent le nom de « quartier marocain ». Inscrit monument historique le 30 mai 1990, il est restauré par Gironde Habitat de 1994 à 1997.
Les habitants l'appelèrent le « quartier marocain » à cause des toits terrasses, rares dans la région. Les trois maisons de type A bordent l'ancien chemin communal, aujourd'hui allée Le Corbusier, et chacune avait un jardin potager sans clôture. Jusque vers les années 1970, l'eau potable venait d'une pompe manuelle près de l'aire de sport et de l'hôtellerie-cantine.
Le complexe est situé sur l'Avenue du Médoc et se découvre à pied, permettant d'observer les façades extérieures depuis la rue. Gardez à l'esprit que les maisons sont des résidences privées et ne sont visibles que de l'extérieur.
Les toits terrasses valurent au lotissement le surnom de « quartier marocain », et pendant des décennies les propriétaires ajoutèrent des toitures à double pente en tôle et fibrociment amiante. La visite d'un Japonais en 1988 fit abandonner le projet de démolition de la municipalité, et Michel Sadirac (1933-1999), architecte bordelais, obtint l'inscription de 1990.
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