Aiguille de Triolet, Sommet alpin du massif du Mont-Blanc, France et Italie
L'aiguille de Triolet est un sommet de 3 870 m à la frontière franco-italienne, sur l'arête qui porte aussi le mont Dolent et les Grandes Jorasses. Elle ferme les cirques des glaciers de Talèfre, d'Argentière, de Triolet et de Pré de Bar et présente trois versants : nord (Argentière), est (Pré de Bar) et sud (Triolet). Sa roche est de la protogine, un granite verdâtre.
Trois alpinistes nommés Marshall, Almer et Fischer ont atteint le sommet pour la première fois enregistrée le 26 août 1874. Cette première ascension est devenue un moment important dans le développement de l'alpinisme technique dans le massif du Mont-Blanc.
La face nord, gravie pour la première fois en 1931 par Robert Gréloz et André Roch sans guide, est comptée parmi les grandes voies glaciaires des Alpes. La voie normale côté français, ouverte en 1900 par Thomas Maischberger, Hainrich Pfannl et Franz Zimmer, passe par le glacier de Talèfre et le col de Triolet. En octobre 1996, Patrick Gabarrou et Philippe Batoux ont ouvert la voie Tibet libre dans la face sud.
Les alpinistes peuvent accéder à ce sommet par le Refuge d'Argentière du côté français ou par le Rifugio Dalmazzi du côté italien, chacun offrant un abri pour l'ascension. Les deux refuges constituent une bonne base pour planifier l'ascension et stocker l'équipement avant de tenter les sections techniques.
Du sommet, quatre arêtes distinctes séparent plusieurs bassins glaciaires, notamment le Glacier d'Argentière au nord et le Pré de Bar au sud. Cet arrangement fait de ce lieu un point clé pour comprendre comment les glaciers et les vallées se connectent de part et d'autre de la frontière.
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