Iglesia de San Giovanni in Val di Lago, Église en ruines à San Lorenzo Nuovo, Italie
San Giovanni in Val di Lago est la ruine sans toit d'une église de la Renaissance isolée dans la campagne près de la rive nord du lac de Bolsena, à l'extérieur de San Lorenzo Nuovo. Sa salle principale est un volume octogonal en blocs de pierre bruts gris clair et beiges, auquel s'ajoute un presbytère rectangulaire. La façade porte une porte sous un linteau de bois et un fronton triangulaire, une petite fenêtre à gauche, une ouverture circulaire au-dessus de la porte et une autre fenêtre haute à droite.
L'église fut construite entre 1563 et 1590 sur des plans de Pietro Tartarino, qui avait travaillé sous la direction d'Alberto da Sangallo et conçu la cathédrale de Montefiascone. La tradition locale fait remonter son origine au 5 juin 1563, lorsque saint Jean-Baptiste serait apparu à un garçon nommé Nicola Pellegrini et aurait demandé la reconstruction de l'ancienne église du site. Vers 1800, la fête annuelle et la messe chantée furent transférées à San Lorenzo Nuovo, et la charpente en bois, négligée, fut démolie en 1828.
La tradition locale raconte que le 5 juin 1563, Jean-Baptiste apparut à un garçon nommé Nicola Pellegrini et demanda la reconstruction de l'église qui lui était dédiée en ce lieu. Vers 1800, la fête annuelle de saint Jean et sa messe chantée furent transférées de l'église au village de San Lorenzo Nuovo, après quoi l'édifice fut délaissé. Des traces de peintures subsistent dans les lunettes de l'octogone : un Christ bénissant et une colombe du Saint-Esprit.
Les ruines se dressent en pleine campagne près de la rive nord du lac de Bolsena, au lieu-dit Val di Lago, sur le tracé de l'ancienne via Francigena. Le site est isolé et peu fréquenté : prévoyez de l'eau et de bonnes chaussures pour un terrain accidenté. Les murs sont sans toit et le sommet est irrégulier ; restez sur le sol dégagé plutôt que de grimper sur la maçonnerie.
Le plan octogonal s'inspire d'exemples voisins à Montefiascone et Orvieto, et d'un autre d'Antonio da Sangallo le Jeune sur l'Isola Bisentina. Le projet initial de Pietro Tartarino prévoyait une coupole de briques, mais on opta pour une toiture de bois de chêne et de tuiles, démolie en 1828. Des traces de peintures murales subsistent dans les lunettes intérieures, dont un Christ bénissant et une colombe du Saint-Esprit.
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